23/12/2008

La sablière du Blingeberg, une réserve naurelle?

Introduction

Cher lecteur, chère lectrice, si tu disposes d'informations sur la sablière, merci de me les communiquer. Je compte aller la visiter, et interroger les autorités communales au printemps, puis communiquer sur ce site le résultat de ma petite enquête. Tu peux y contribuer, aussi en allemand bien sûr!

En attendant, voici de larges extraits du site biodiversité.wallonie.be (Cliquer sur l'hyperlien). Ce site recommande que la sablière soit mise sous statut de réserve naturelle: la mesure la plus urgente serait l’arrêt des dépôts de branches et de terres, ensuite l’élimination des déchets visibles (e.a. tas d’asphalte). Le développement important de plusieurs plantes rudérales dans le fond de l’excavation pourrait poser problème, bien que certaines procurent une source importante de pollen et/ou de nectar aux insectes floricoles. 

Cette vaste sablière située au lieu-dit Bingeberg, forme une clairière dans le bois au nord du village de Hauset. Plusieurs secteurs ont été recouverts de déblais et de déchets divers. Le site reste toutefois intéressant par l’étendue des surfaces sableuses et par l'existence de petites zones humides. On y rencontre un important peuplement d'insectes psammophiles (Cicindela hybrida, Hyménoptères,...) ainsi qu'une station de Pyrola rotundifolia et une station (en régression) de Lycopodium clavatum.

Intérêt paysager et géologique des hautes falaises de sable. Très belle carrière de sable.

Le milieu physique

Situation générale: Cette sablière jouxte vers le nord la frontière allemande; elle est située à environ 1,5 km au nord-est de Hauset et a été creusée sur la rive droite du Rotsiefbach, affluent de La Gueule. Elle est incluse dans le massif forestier occupant la colline “Bingeberg”.
On y a exploité un gisement de sable d’Aix-la-Chapelle de l’étage sénonien (secondaire crétacé).
Description du site: Cette vaste sablière présente encore des secteurs sableux dont la surface se réduit au fil des années:
- des aires plus ou moins planes situées dans les zones non recouvertes de déchets,
- le talus principal haut de 15-20 du côté nord, subvertical dans la partie supérieure, éboulé et plus ou moins colonisé par la végétation dans la partie basse,
- des talus moins élevés localisés à différents endroits.
Plusieurs secteurs du site ont visiblement servi de versage. Le plus important, accessible par le chemin de gauche (fermé par une chaîne), est actuellement recouvert d’une friche rudérale peu arborée. Un autre ancien versage est atteint par le chemin montant sur la droite.
Le site présente plusieurs petites zones humides où la nappe affleure au moins en hiver (ces zones, difficiles à repérer, étaient plus ou moins asséchées en juillet 1995). Elles se situent notamment le long du chemin d’accès principal qui parcourt le fond de l’excavation: à droite de celui-ci près de l’entrée et, plus loin, à gauche au pied du grand versage; on en trouve également une à droite du chemin montant vers un autre ancien versage.
Fréquentation du site: Le site semble assez peu fréquenté. Toutefois, un petit sentier contourne la barrière infranchissable de l’entrée et les parties sableuses des talus sont piétinées de façon modérée.
Présence de déchets: Le déversement de déchets est interdit (panneau à l’entrée). Toutefois, un dépôt de branches et de terres est encore en activité, vers l’entrée du site, à droite du chemin principal. Des déchets dispersés sont visibles un peu partout (e.a. quelques tas d’asphalte, blocs de béton, filins métalliques).
Environnement du site: Le site forme une vaste clairière dans le bois longeant la frontière.

ZHIB
Le site est formé d'une ancienne carrière de sable située à la frontière allemande. C'est un site magnifique envahi par une flore colonisatrice ou de friches.

Géologie : sables d'Aix-la-Chapelle (Crétacé, Sénonien).

Le milieu biologique

Hormis celle des petites zones humides (cfr fiche ZHIB), la flore de cette sablière est relativement banale mais diversifiée. Un relevé floristique a été effectué par Aves-Ostkantone en 1988 dans le cadre d’une étude sur la forêt d’Hergenrath-Hauset (contre un projet d’un Center-Park); plusieurs plantes observées ne figurent pas dans cette liste.
Le site est au total peu arboré: les bas de pentes du talus nord sont progressivement colonisés par de jeunes pins, bouleaux et saules accompagnés de Cytisus scoparius et de quelques touffes de Juncus effusus; le talus nord, assez herbeux, est envahi par des bouleaux et des pins de plus de 10 ans, avec quelques épicéas; un petit massif de saules occupe une partie plus humide vers l’entrée du site (avec Alnus glutinosa); la vaste friche à Urtica dioica et Tanacetum vulgare qui occupe l’ancien versage sud est peu arborée, sauf dans sa partie proche de l’accès (Salix, Rosa, Sambucus nigra, Robinia pseudoacacia).
Le replat sableux au relief irrégulier, situé entre la falaise nord et le chemin longeant le côté nord de la carrière, est envahi de bouleaux et de pins; on y trouve quelques touffes de Calluna vulgaris dans de petites plages dégagées.
Dans le fond de la carrière, les composées sont particulièrement abondantes: e.a. Tussilago farfara, Taraxacum, Crepis biennis, C. capillaris, Tanacetum vulgare, Solidago sp., Leucanthemum vulgare, Cirsium arvense, C. palustre, Eupatorium cannabinum, Senecio inaequidens, S. sylvaticus, S. jacobaea, Artemisia vulgaris, Lapsana communis, Matricaria maritima inodora, Achillea millefolium, A. ptarmica, Conyza canadensis, Centaurea (Jacea) sp., Hieracium cf. piloselloides (une plage), Hypochoeris radicata, . De nombreuses Fabacées ont aussi envahi le site: e.a. Medicago lupulina, Vicia cracca, Vicia tetrasperma, Trifolium repens, T. pratense, T. dubium, T. campestre (une plage), Melilotus albus (très abondant), M. officinalis, Anthyllis vulneraria, Lathyrus pratensis, Lotus corniculatus. Globalement, les plantes de pelouses sèches sont peu nombreuses: quelques plages de Polytrichum sp., Arenaria serpyllifolia, Erophila verna, outre certaines espèces déjà citées ci-dessus. On y trouve encore de nombreuses autres plantes, parmi lesquelles Centaurium erythraea, Pyrola rotundifolia (plusieurs plages),Spergularia rubra, Valerianella sp., Digitalis purpurea, Prunella vulgaris, Linaria vulgaris, Hypericum perforatum, Arabidopsis thaliana, Daucus carota, Galium mollugo, G. aparine, Epilobium angustifolium, Potentilla anserina, Carex pilulifera, Juncus bufonius, diverses graminées (Holcus lanatus, Arrhenatherum elatius, Deschampsia flexuosa,...).
La partie supérieure située vers l’entrée, accessible par le chemin de droite, est aussi très fleurie. On y trouve entre autres Centaurium erythraea, Cardaminopsis arenosa, Carex hirta, quelques touffes du grand Carex pendula, de Juncus effusus, J. inflexus et J. conglomeratus, quelques buissons de Symphoricarpos albus et un Cotoneaster rampant. Près de l’entrée, côté est, une station d’Epipactis helleborine le long du chemin longeant le bois et dans le talus donnant sur le chemin d’accès, et, côté ouest, une plantation forestière où survit difficilement Calluna vulgaris et Lycopodium clavatum (Ertz, 2000).


ZHIB
La carrière comporte des espèces colonisatrices, sur les sables nus de l'ancien front de carrière; des espèces de friches (par exemple friches à mélolot), sur les anciens replats d'exploitation, des arbustes pionniers, des ronciers, des groupements nitrophiles,... Un relevé fort complet de la flore de la carrière a été dressé par Aves-Ostkantone. Il montre une flore très diversifiée, mais relativement banale.

Le sommet du front d'exploitation est surplombé de peuplements de fougères-aigles sous bosquets de bouleaux et plantations de résineux. De temps en temps, le surplomb s'écroule entraînant pins sylvestres, bouleaux ou fougères qui s'abattent sur les sables éboulés et parfois s'y enracinent !

Les zones humides, qui seules nous intéressent ici, renferment des groupements fragmentaires :

- une roselière à Typha latifolia, T. angustifolia (CORINE 53.13);

- un Bidention à Bidens frondosa, B. tripartita, Persicaria hydropiper, P. minus, Rorippa palustris (CORINE 22.33);

- une glycéraie à Glyceria fluitans dans laquelle sont épars Alisma plantago-aquatica, Mentha arvensis, Equisetum arvense, Ranunculus repens, Juncus articulatus, Ranunculus flammula, Alopecurus aequalis,...(CORINE 53.4);

- une mégaphorbiaie à Lycopus europaeus, Lysimachia vulgaris, Angelica sylvestris, Eupatorium cannabinum, Epilobium hirsutum, E. parviflorum, Cirsium palustre, Impatiens glandulifera, Lotus pedunculatus, Rumex conglomeratus, Deschampsia cespitosa, Lychnis flos-cuculi, Galium palustre (CORINE 37.1);

- une jonchaie à Juncus effus, J. inflexus, J. conglomeratus (CORINE 37.217);

- un groupement à Potentilla anserina, Agrostis stolonifera (CORINE 37.242);

- une saulaie à Salix aurita, S. alba, S. caprea.
 

14/12/2008

Osons Hauset en décembre

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06/12/2008

Poésie bilingue: Blau, blau, blau! Bleu, bleu, bleu!

hanny

Une poétesse du terroir, Hannely HICK, qui vit au coeur du viel Hauset, nous a confié l'un de ses poèmes, écrit dans la langue de Goethe. Pour en apprécier pleinement la musique, il faudrait le lire en allemand, mais elle a bien voulu le traduire pour le partager avec les lecteurs de ce blog. Voici Le Ruisseau (Der Bach) d'Hannely, peut-être le premier poème hausetois en édition bilingue. On peut imaginer que ce ruisseau poétique a pris sa source dans la contemplation de la Gueule (die Göhl), de même que la Gueule prend sa source sur les hauts de la commune de Raeren, à Lichtenbusch. Merci, Hannely, de ce cadeau poétique. Le voici, d'abord dans sa traduction française, puis en allemand.

                                                                      

Le ruisseau

Doux murmure
Sur les cailloux brillants
Qui murmurent et chuchotent
Des bulles montent
En glougloutant
 
Deux poissons
Argentés
Se chassent
joyeusement
Entre les roches moussues

Des ondées de soleil

Dansent circulaires
Sur l’ eau qui scintille-
C’est l’âme qui s’aère

 

Ciel d'été

 

Bleu, bleu, bleu
Avec de l’ouate blanche
Qui flotte
laiteuse
Effacée
Délavée
 
Puis des images se forment
Des tourelles
Des montagnes
Gris clair
Gris foncé
Et noires
 
Un éclair
Le tonnerre
Une averse
Battante
Comme un fouet
Qui s’abat
 
Des gouttes
Une à une
Le silence
Le calme
Puis à nouveau
Le bleu, le bleu, le bleu

 

 Der Bach

 

Leises plätschern

über blanke Kiesel

Murmeln und Raunen

Luftblasen steigen

mit leisem Glucksen -

 

silbrighell

zwei Fischlein

vergnügt jagend

zwischen

moosbedeckten Steinen

 

Sonnenkringel

tanzen

über das glitzernde

Wasser -

Atemholen der Seele

 

Sommerhimmel

 

Blau, blau, blau

mit weisser Watte

segelnd

milchig

verwischt

verwaschen

 

dann Gebilde

Türme

Gebirge

hellgrau

dunkelgrau

schwarz

 

Blitz

Donner

Regen

rauschen

klatschen

plätschern

 

tröpfeln

vereinzelt

Stille

Ruhe

dann wieder

Blau, blau, blau

Sur la genèse du poème, quelques mots de la poétesse:

"...mon corps est composé entièrement de cette terre tant aimée... de notre grand potager... et du travail dur  de mes chers parents, qui me manquent... et c'est vrai, mon poème a été inspiré, quand j'étais assise au bord de ' ma ' rivière, il y a 30 ans... j'avoue que j'ai senti en même temps - et tellement intense  - la présence de Celui qui a pensé et inventé et créé tout cela... "

 

Photos hivernales par Hannely Hick

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Photographie Hannely Hick

03/12/2008

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Réveil blanc ce matin, la neige tombe sans discontinuer et le paysage enfin métamorphosé invite à la promenade.

 

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